Vignette et taxe poids lourds
Pas de péage en Suisse et des entrées d'autoroutes tous les quelques kilomètres, presque dans chaque village.
Mais au coeur de l'Europe, le trafic de transit est attiré par ce réseau gratuit qui relie nord et sud, permettant d'éviter les péages de nos voisins. La vignette, 40.- francs par an, restait supportable pour les suisses qui devaient l'accepter en vote populaire. Pour les étrangers en tansit, elle est comparable aux coûts des péages de nos voisin. C'est ce que fini par comprendre, l'Ambassadeur de France de l'époque qu refusait de la payer sous prétexte d'immunité diplomatique. ll a compris que sans vignette, les autoroutes françaises perdraient des millions de clients.
Plus subtile était la taxe poids lourds. Faire payer les camions sur l'autoroute c'était les envoyer sur des routes déjà surchagées, d'où, comme pour la vignette, une taxe d'abord forfaitaire puis, aujourd'hui, aux km parcourus.
Il a fallu se battre contre l'UE, expliquer qu'il fallait à tout prix transférer le trafic de la route au rail, ne serait-ce que faute de place, dans nos vallées alpines, pour construire de nouvelles routes. La décision de construire deux tunnels ferroviaires alpins, au Löchtsberg et au Gottard y a peutêtre aidé. Mais c'est d'abord la suppression de l'interdiction de ciruler aux camions de plus de 28 tonnes qui a servi de monnaie d'échange à l'accord sur le transit qui concrétisait l'accord de l'UE à la taxe poids lourds.
L'objectif reste cependant de transférer le trafic marchandise sur le rail. En créant au centre de l'Europe une rupture de charge, on incite les transporteurs à allonger progressivement la part du trajet transférerée sur le rail.
Aujourd'hui, le modèle suisse semble devoir faire des émules ailleurs en Europe : l'objectif est donc atteint.